Vos chimigrammes sont plus riches que vous.
vous faites concurrence au bon Dieu
Cordier est un pur. Nous l’aurions vu volontiers au Bauhaus aux côtés
de Moholy-Nagy…
Pierre Cordier explore un monde purement visuel où les analogies avec la réalité sont toujours fortuites.
Grytzko Mascioni 30 janvier 1967
La plus radicale et à la fois la plus excitante variante de lutilisation de la surface photosensible
John Szarkowski MoMA, NY, 1967
Les images ici, essaient de traduire l’universel au moyen de l’abstraction plutôt qu’au moyen du symbole ; les chimigrammes sont conçus comme des objets uniques. Ils ne sont pas considérés comme des ouvertures sur le monde mais plutôt comme des parties du monde, avec leur couleur propre, leur structure, leur forme et leur origine.
Je suis très intéressé par les images que vous m’avez envoyées car je crois que vous faites très bien ces expériences dont la photographie a tant besoin.
Toi, tu ne veux pas rendre le visible, ni rendre visible. Tu veux rendre visible l’invisible, tu ne doutes de rien.
Cordier's enchanting chemigrams [...] are both visually and conceptually an amalgam of two important and revered traditions in art's modern history: constructivism and surrealism.
Je sympathise entièrement avec votre entreprise de faire de la peinture
à l’aide du matériel photographique, qui est absolument légitime à mes yeux : le peintre n’a-t-il pas le droit de choisir n’importe quelle technique dès l’instant où elle convient à ses buts et à son tempérament ?
Michel Tournier France Culture, 18 juillet 1974
Lappareil photo est un petit peu le pinceau qui concentre la lumière, le stylo avec lequel on écrit, mais on peut employer dautres stylos et vous en êtes le meilleur exemple, il me semble
Merci de ce « magnifique extraordinaire » que vous avez fait naître.
Brassaï Beaulieu-sur-Mer, 6 juin 1974
Vos « photos » étaient splendides, je dis « photo », mais cest tout autre chose, et même quelque chose de magique et si raffiné par la couleur que beaucoup de peintres pourraient vous envier.
Pierre Sterckx 27 janvier 1974
Est-ce encore de la photo ? Est-ce déjà de la peinture ? La question est devenue inutile depuis quelque temps et tant mieux. Ce qui importe, cest que le plasticien sabandonne au hasard des événements minuscules qui naissent sur ses plaques sensibles, quil en encourage certains et renonce aux autres et que nous puissions, grâce à son travail dexpérimentateur, voir naître des séries et des variations que nulle main naurait pu enregistrer. Et ce qui compte aujourdhui, Pierre Cordier a eu ce courage il y a longtemps, cest peut-être faire fusionner les techniques de communication.
His chemigrams have fascinated me ever since I first saw them twenty years ago.
Les Chimigrammes sont, certes, des hybrides. Mais comment ne pas saluer en eux le Phénomène Futur que les Mixed Media de Marcel Duchamp inauguraient voici un demi-siècle.
Le Chimigramme est, sans aucun doute, une étape dans le développement de la photographie formelle et dans son histoire. Un peintre peut rarement atteindre la précision des structures et les couleurs des travaux de Pierre Cordier.
Your [...] chemigrams [...] are quite fascinating.
Un chimigramme s’enregistre lui-même.
Il fixe et préserve l’image de sa propre naissance.
Pierre Cordier a pris une route non fréquentée
encore et pleine descarpements.
Je pense quil a eu raison.
Fausses photos d’un invisible inabordable.
Images vraies d’un monde inexistant.
De l’autre côté du miroir et du bromure d’argent.
Il y a dans votre recherche des aspects qui caractérisent ce que l’on peut appeler la post-modernité en ce que vous cassez les genres et les codes et que le sens et le sensible sont dans le processus même…
Your Chemigram is a great achievement that nobody has tried before. I believe that your work will be well appreciated here [in Japan] although I can imagine there will be much controversial criticism.
Pierre Cordier has brought humor, art history, innovations, unusual and special skills to photography. He challenges the art/photography landscape with a new and sometimes outlandish look.
On dit qu’il y a neuf arts. Le vôtre serait-il le dixième ?
Bravo pour les labyrinthes qui reposent des barbouilles épaisses et sans mystère.
Je crois que vous avez su réunir magnifiquement
les conditions idéales qui peuvent éveiller le génie
des spectateurs.
Devant vos uvres et dès le premier regard, on rentre dans une
logique qui semble exclure toute gratuité. La précision, le
raffinement, lunité de style de chaque uvre crient, à
lévidence, quil y a là un sens, que la clef est
à notre portée, que cest un devoir de la trouver.